Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 16:28

Dans le PiMax de novembre, nous avons écrit un article sur la participation citoyenne, sous le titre  « La participation citoyenne en panne à Maxéville  ». Nous avons énoncé un certain nombre d’arguments légitimes :

Des commissions de quartier sans aucun  calendrier de rencontres, qui ne se sont pas réunies depuis des mois, d’ailleurs existent-elles encore ?

Un conseil des sages qui n’est plus que l’ombre de lui-même, qui organise des marches pédestres, des sorties cinéma et des thés dansants mais qui n’est en aucun cas une instance de réflexion, d’analyses et de propositions.

Réponse de la mairie dans le PiMax  de décembre : la participation citoyenne en pleine action, et illustration de leur article par « quelques exemples ». Regardons ces exemples d’un peu plus près. On nous présente deux réunions, l’une sur la rénovation urbaine et l’autre sur le haut débit. On appelle « réunions »  la participation citoyenne, c’est déjà mal parti. On est très loin de la participation citoyenne, dans les réunions d’Henri Bégorre, on invite des « experts » qui vont vous faire de belles présentations, l’information est descendante, quelques questions « merci madame, merci monsieur » et on ferme.

Alors oui, j’affirme que la participation citoyenne est en panne à Maxéville.

La démocratie participative, c’est le citoyen qui est acteur et non spectateur. Ce sont des commissions autonomes qui prennent en charge en collaboration avec les élus le futur de leur cadre de vie.

La démocratie locale a aujourd'hui profondément besoin de se nourrir de la participation citoyenne pour répondre aux aspirations des habitants et faire face à la complexité croissante des politiques publiques. Le citoyen est donc appelé à jouer un nouveau rôle dans la vie publique.

 La démocratie participative a pour but de favoriser un dialogue approfondi entre les élus et les acteurs locaux (habitants et usagers, entreprises, associations). Elle reconnaît au citoyen une qualité "d'expertise d'usage", se donnant les moyens de l'informer et de recueillir son avis : c'est ce qu'on appelle la concertation. L'usager, l'habitant, devient un maillon essentiel de la vie locale. Alors que le vote est l'outil essentiel de la démocratie représentative, la concertation est celui d'une démocratie participative où le citoyen est impliqué de façon active et fréquente.

Cela fait deux fois que la majorité répond à nos articles. La première fois sur la fermeture de la classe de maternelle à l’école André Vautrin (voir notre article sur ce sujet) et maintenant sur notre tribune libre traitant de la démocratie participative. La politique locale mérite mieux que le mensonge et la démagogie. Pour notre groupe de gauche « Maxéville, un nouvel élan » nous nous sommes fixé une ligne de conduite qui est le respect de nos concitoyens. Ce n’est pas en mettant deux photos de réunion, avec le maire en fond qu’on arrivera à  convaincre les maxévillois de la prétendue « participation citoyenne en pleine action ». Si la majorité municipale UMP le pense, c’est qu’elle fait preuve de peu de respect vis-à-vis des Maxévillois.

Christophe Choserot

 

 

 

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