Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 09:45

images-PHI.jpgSamedi dernier, les salariés de l’usine Phillips de Dreux ont reçu une lettre recommandée leur demandant de ne pas se rendre le lundi matin sur leur lieu de travail. Cette pratique est inacceptable.

 

Phillips n’est, hélas, pas la première entreprise à avoir recours à ce type de pratiques scandaleuses. Licenciements par SMS, déménagement de l’outil de production pendant les vacances, propositions de reclassement à l’autre bout de l’Europe (pour 450€ par mois).

 

Dans le cas de Phillips, les syndicats n’ayant pas prononcé d’avis sur le plan de sauvegarde de l’emploi, la procédure de consultation du comité d’entreprise n’est pas terminée.

 

La France n’est pas le Far West, mais un Etat de droit. Les grands groupes n’ont pas à s’y comporter en desperados. Leurs dirigeants agiraient-ils avec un tel sentiment d’impunité si l’exécutif et sa majorité UMP, depuis huit ans, n’avaient pas démantelé des pans entiers du code du travail et des protections collectives ? Le gouvernement Sarkozy-Fillon ne saurait rester inerte face aux licenciements et aux fermetures de sites effectués dans de telles conditions, ni se contenter de dire que des efforts de reclassement et de revitalisation des sites ont été entrepris.

 

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