Partager l'article ! Valérie Henriet, Vice-présidente de la commission sociale: Je ne cache pas ma déception relative au dernier conseil municipal. Une fois de ...
Je ne cache pas ma déception
relative au dernier conseil municipal. Une fois de plus nous sommes censurés. Pas de place à la parole.
Bon d’accord, je veux bien que le grand metteur en scène dirige ses acteurs, mais tout de même, il y a des limites.
Je n’oublierai pas lors de mes prochaines commissions sociales de convier quelques humoristes (Bigard, Dieudonné….), s’il faut rire de tout et faire comme au cinéma, autant prendre de bons acteurs.
J’ai cru à un moment que nous étions dans un tribunal. Surtout lorsque j’ai pu évoquer avec sincérité que des mots avaient été échangés lors de commissions et que ceux-ci me semblaient déplacés et n’avaient pas leur place dans ces instances, là, dans la salle du conseil, seule la voix du maire a retentie comme un glas !
Détournant le sujet en sa faveur et ne voulant pas comprendre le motif exact de mon intervention.
L’objectif était simple pourtant : pas de commentaires visant à blesser ou humilier des personnes fragilisées ou qui ont choisi un autre mode de vie que le notre, à chacun ses droits et sa liberté, respectons la démocratie.
Là, c’est le feu d’artifice !
M. Bégorre nous fait savoir que les commissions, c’est comme au cinéma, il faut avoir de l’humour.
Ben voyons… ! C’est lui le metteur en scène, et moi j’ai pas envie d’être un second rôle.
Sommes nous revenus à l’époque de Charlie Chaplin ?
Droit à l’image mais pas à la parole. Bon voilà, je tente de m’exprimer à nouveau, Clic Clac, fermeture du micro !
Ah ! Elle est belle la démocratie…. DEMOCRATURE devrais-je dire.
Tout à coup, une personne prend la parole, sollicitée par notre bon maire.
Là j’hallucine, mais où sont les autres, ceux la même qui à un moment ont eu comme moi un goût amer au fond de la gorge et ont convenu avec moi, et à juste titre, que les commissions sociales ne peuvent pas être le lieu où des propos heurtant vis-à-vis de personnes fragilisées ou autres puissent être tenus.
Je lève la tête, et je vois des visages fermés, des yeux rivés sur leurs chaussures. Y a-t-il eu des censures ?
La conclusion de M. Bégorre est forte, après metteur en scène, il s’improvise maître d’école ou pion. C’est la punition générale et des heures de colle pour l’opposition :
« Nous ne sommes pas dans une cour de récréation ! »
A l’évidence, les mauvais élèves, tout au moins ceux qui dénoncent avec véracité des faits, sont punis, pas de bons points…
Heureusement, que l’Education Anglaise n’a plus cour, sinon, j’aurais eu droit à la fessée.
De qui se moque-t-on ?
Nous ne sommes certes pas dupes du jeu de M.Bégorre. Comment peut on parler avec compassion, du Maroc, du Mali, de la Roumanie.. et d’Istanbul, puis créer un tel paradoxe dans ses idées, sur son propre terrain. M. Bégorre oublie sans doute que le pont d’Istanbul est un symbole de la liberté et des droits de l’homme marqué par l’unification des frontières.
Alors oui, je comprend mieux pourquoi seulement 43 voix nous ont séparé de la victoire, peut être que le fait de museler l’opposition n’amène pas la population à réfléchir pleinement, et en toute transparence, aux sujets fondamentaux soumis aux délibérés, où l’on parle de grosses dépenses et où il n’y a qu’un maître à bord.
J’ai la triste impression que l’honnêteté n’est plus de mise, et je suis déçue de m’apercevoir que ma sympathie, ma confiance envers certaines personnes ont été bafouées.
Un véritable travail ne peut s’accomplir que sur des valeurs partagées, surtout dans un domaine aussi sensible que le social. Le milieu social interroge notre éthique…. nos valeurs, notre sens de l’honneur et du respect de tous. Avant d’aller aider des gens dans ces pays (certes noble cause), n’oublions pas tous ceux qui ont mis leur bulletin dans l’urne. Beaucoup ont voté pour nous, restons dignes et respectueux, ne les laissons pas être l’objet de railleries et de propos déplacés et malveillants.
N’oublions pas les propos initialement tenus par M.Bégorre : « les commissions c’est comme au cinéma »: je propose donc comme titre du prochain conseil municipal : « petit théâtre de Monseigneur Bégorre », l’image sans le son, avec comme principaux acteurs les membres de l’opposition.
Valérie Henriet
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