Partager l'article ! Il faut sauver le soldat PS: Rien, décidément, ne nous aura été épargné dans ce Congrès. Je continue à penser que les choses auraient pu, ...
Rien, décidément, ne nous aura été épargné dans ce Congrès. Je continue à penser que les choses auraient pu, auraient dû se passer autrement. Petit rappel : au
lendemain du 6 novembre, le texte de Ségolène Royal que je soutenais est arrivé en tête. En toute logique, les socialistes auraient dû se rassembler autour de cette motion et ne présenter qu’un
candidat. Rien n’empêchait ce rassemblement, rien sauf faire barrage à Ségolène Royal.
Aujourd’hui nous n’avons pas de 1er secrétaire, le Parti socialiste est coupé en deux. Les résultats en ma possession, en la vôtre aussi, sont terribles : 50,02 % pour Martine Aubry, avec 42 voix d'avance sur Ségolène Royal qui en recueille 49,98 % ; des réclamations multiples ; les résultats des « grosses fédérations » et des DOM qui arrivent tard et paraissent amplifiés ; des accusations croisées de « triche » ; des équipes tendues qui, pour l'une revendique une victoire discutable et pour l'autre refuse les leçons d'un scrutin illisible. Bref, le PS ressemble un peu à la Floride en 2000, où George Bush l'avait emporté sans clarté face à Al Gore. Le PS n'est plus uniquement fragmenté, il n'est pas seulement divisé, il est écartelé. Pendant ce temps là, Nicolas Sarkozy savoure la décomposition de son opposition, François Bayrou jubile, les militants dépriment, le « peuple de gauche » se gausse, se désespère ou s'exaspère. C'est un cauchemar. Il faut en sortir !
En sortir oui, mais comment ?
Personne n’a gagné et si nous continuons ainsi, tout le monde aura perdu. Il revient donc aux responsables de motions, sous l'égide du premier secrétaire sortant, François Hollande, et dans le cadre d'un conseil national ad hoc, de définir une solution. Ils doivent, impérativement, se reparler et définir une gouvernance collective, au moins jusqu'aux élections européennes. Il est temps, grand temps, que la rationalité l'emporte, que le sens de l'intérêt général revienne.
Christophe Choserot
Commentaires